La réponse du gouvernement sur la pétition "l'Affaire du Siècle" fait débat


Écologie et vacances au ski, une utopie ?


L'Europe s'écarte encore des objectifs d'efficacité énergétique pour 2020


Les étudiants se mettent en grève pour l'environnement


Quel bilan carbone pour le monde culturel ?


Les microplastiques dans le collimateur de l’Union Européenne


Un nouveau modèle climatique pour atteindre les objectifs des Accords de Paris ?


Si internet était un état il serait le 6ème plus gros consommateur du monde


Les facteurs de réchauffement climatique auraient été sous-évalués


Le gouvernement transfère 577 millions d’euros du budget de l’écologie vers le budget général


Prix du carburant en hausse en France : pourquoi et quelles conséquences ?


Vers une réduction des produits plastiques jetables


Le palmarès des entreprises responsables de la pollution plastique


Nouveau rapport du GIEC, quelles conséquences ?


La chaleur du métro parisien, une ressource pour le chauffage urbain


La voiture électrique est-elle réellement moins polluante que la voiture diesel ou essence ?


En Angleterre, Toshiba porte un coup dur aux ambitions nucléaires du gouvernement


Les youtubeurs s’engagent contre le réchauffement climatique


La pollution lumineuse nocturne, normalement interdite, persiste


L'agroécologie, une solution pour une agriculture européenne à impact environnemental réduit


A case for a better involvement of women in energy transition


Francophone Institute for Sustainable Development is acting for women


Gender imbalance in the energy sector slows down the energy transition of European megalopoles


Gender issues and climate change: an overview


Greenpeace’s activists sentenced to jail for breaking into a French nuclear power plant


In the US, climate cases for cities’ transition


Will Germany go towards a diesel cars ban?


Philippines could mark a turning point in climate justice


Political and legal tensions surrounding Balearic Islands’ energy transition


Renewable energy to support agricultural incomes?


US cities are tackling climate change: how to deal with a climate sceptic government


Using energy transition to boost cities: from dormitory suburb to smart city


Compact cities, a new way to reduce air pollution?


Irish government instaures grants for household solar energy systems


The state of South-Australia endorses renewable energy at home to solve its energy crisis


The French can now generate their own electricity


French government challenges planned obsolescence


The Crown, the kingdom of plastic and the energy shift battle


France: Nuke-Addict or Green-To-Be?


La réponse du gouvernement sur la pétition "l'Affaire du Siècle" fait débat



Updated on 19·02·2019
TREVE press review team

Version française

Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a publié une lettre publique de dix pages en réponse à cette pétition qui accuse le gouvernement de l’inaction climatique.

La pétition lancée en décembre a été signée par 2,1 millions de personnes. Le ministre de la transition écologique et solidaire y a répondu vendredi dernier, en affirmant la volonté du gouvernement en faveur du climat. Parmi les sujets abordés, on trouve les gaz à effets de serre, les voitures et les normes de dépollution, le pétrole et le gaz, ou encore la rénovation énergétique. Cependant, malgré les arguments avancés, certains aspects et particulièrement les actions concrètes, les évolutions et la mise en oeuvre, restent sous silence.

Le Monde propose une analyse du document présenté par le gouvernement en le comparant aux réalisations concrètes effectuées ; l’Express publie une interview du responsable de l’association à l’origine de la pétition, Notre Affaire à Tous. Les deux articles apportent des éléments pour faciliter l’analyse de la lettre de François de Rugy et permettent d’élaborer un regard critique sur la bonne volonté du gouvernement.

Il est certain que la transition écologique est un mouvement global, et réalisé par une multiplicité d’acteurs, qui possède une grande inertie vu l’ampleur de la nécessité des changements. Il est normal que des difficultés soient rencontrées. Cependant, cette lettre laisse entendre que le gouvernement va poursuivre ses objectifs et engagements environnementaux sans les modifier ou les approfondir, sans leur donner une plus ample ambition. Une accélération de l’action en faveur du climat ne sera donc pas réellement mise en place, et pourtant elle est nécessaire compte tenue de l’urgence climatique.

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/l-affaire-du-siecle-les-reponses-du-gouvernement-decoivent_2062517.html?fbclid=IwAR3w9GL5KwhyF9Ued8tolcrjAanMI8D2zvxAmcUW_bnvEkDNte0oMDR0wYI

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/15/apres-le-succes-de-la-petition-l-affaire-du-siecle-le-gouvernement-verdit-son-bilan-ecologique_5423991_4355770.html?fbclid=IwAR1pbTaoGnKQk3dVt3ENuaJ51Dv-3-6KqbWGcS6O2BGu-peab45-WcdHfTM

English version

The government's response to the "L’Affaire du siècle" petition is debatable

French Minister for the Ecological and Solidary Transition, François de Rugy, published a ten-page public letter in response to this petition accusing the government of climate inaction.

The petition launched in December was signed by 2.1 million people. The French Minister for the Ecological and Solidary Transition responded last friday, reaffirming the government's commitment to the climate. Among the topics covered greenhouse gases, cars and pollution control standards, oil and gas, and energy renovation are found. However, despite the arguments put forward, some aspects, particularly concrete actions, developments and implementation, remain unclear.

Le Monde offers a description of the document released by the government and compares it with the real achievements made ; L’Express publishes an interview with the head of the association behind the petition, Notre Affaire à Tous. The two articles provide elements to facilitate the analysis of François de Rugy's letter and allow us to develop a critical view of the government's good will.

It is certain that the ecological transition is a global movement, carried out by a multiplicity of stakeholders, which has great inertia given the extent of the need for change. It is normal that difficulties are encountered. However, this letter suggests that the government will pursue its environmental objectives and commitments without modifying or strengthening them, without giving them a greater ambition. An acceleration of climate action will therefore probably not be put in place, and yet it would be necessary given the climate urgency.

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/l-affaire-du-siecle-les-reponses-du-gouvernement-decoivent_2062517.html?fbclid=IwAR3w9GL5KwhyF9Ued8tolcrjAanMI8D2zvxAmcUW_bnvEkDNte0oMDR0wYI

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/15/apres-le-succes-de-la-petition-l-affaire-du-siecle-le-gouvernement-verdit-son-bilan-ecologique_5423991_4355770.html?fbclid=IwAR1pbTaoGnKQk3dVt3ENuaJ51Dv-3-6KqbWGcS6O2BGu-peab45-WcdHfTM

Écologie et vacances au ski, une utopie ?



Updated on 16·02·2019
TREVE press review team

Version française

La montagne, ça vous gagne ! Mais cet adage n’est pas vraiment valable pour notre Planète… L’exploitation de zones de montagne pour développer les sports d’hiver conduit à la dégradation des milieux naturels, à l’émission de gaz à effet de serre et à la perturbation de la biodiversité.
Néanmoins, certaines stations de ski tentent des actions pour alléger leur impact sur l’environnement, et toutes tentatives écologiques sont bonnes à prendre ! Si l’on considère par exemple les transports pour se rendre en montagne, il est impératif de privilégier les transports en commun. Un autre axe sur lequel agir : l’accueil de public en hiver demande une énorme consommation d’énergie. Il faudrait donc imaginer des solutions pour réduire cet impact, comme l’isolation des bâtiments ou l’utilisation d’énergies renouvelables.
Des associations environnementales se sont alliées à des stations de ski et ont développé un label Flocon Vert, qui permet de valoriser les stations s’engageant sur différentes thématiques sociales et environnementales. C’est une bonne initiative, mais pour envisager un avenir durable de la montagne en hiver, il sera surement nécessaire de repenser certaines de nos activités. En effet, avec les changements climatiques les saisons sont amenées à varier, et nous nous engageons vers des hivers de moins en moins enneigés...

https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Ski-freeride/Actualites/Station-de-ski-et-ecologie-un-mariage-possible/986706

English version

Ecology and skiing holidays, how to deal with both?

You love skiing in during the winter? Maybe the Planet does not... The exploitation of mountain areas to develop winter sports leads to the degradation of natural environments, the emission of greenhouse gases and the disturbance of biodiversity.
Nevertheless, some ski resorts are trying to reduce their impact on the environment, and any ecological attempts are good to take! If we consider for example transport to go to the mountains, it is imperative to favor public transport. Another axis on which to act: the reception of public in winter requires a huge consumption of energy.
Solutions should therefore be devised to reduce this impact, such as insulating buildings or using renewable energy.
Environmental associations have joined forces with ski resorts and have developed a ‘Flocon Vert’ label, which promotes resorts that are involved in different social and environmental themes. This is a good initiative, but to consider a sustainable future for mountain in winter, it will surely be necessary to rethink some of our activities. Indeed, with climate change the seasons are likely to vary, and we are moving towards less snowy winters …

https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Ski-freeride/Actualites/Station-de-ski-et-ecologie-un-mariage-possible/986706

https://www.lequipe.fr/Adrenaline/Ski-freeride/Actualites/Station-de-ski-et-ecologie-un-mariage-possible/986706

L'Europe s'écarte encore des objectifs d'efficacité énergétique pour 2020



Updated on 14·02·2019
TREVE press review team

Version française

La consommation d'énergie dans l'UE a augmenté de 1% entre 2016 et 2017, creusant l'écart avec les objectifs de 2020 pour la troisième année consécutive. Au total, 1 561 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) ont été utilisées en termes de consommation d'énergie primaire (demande totale d'énergie), soit 5,3% de plus que le seuil de 1483 Mtep visé pour 2020.

Parmi les 28 États membres actuels, les niveaux de consommation varient considérablement. Par exemple, les cinq premiers consommateurs (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Espagne) représentaient 984,9 Mtep, soit plus de 60 % de la consommation de l'UE. Par conséquent, bien que leur consommation n’ait baissé que de 0,4 % par rapport à 2016, les 4,4 Mtep économisés contrebalancent les augmentations de plus de 5 % dans les petits pays comme Malte, la Roumanie ou la Slovaquie.

En décembre dernier, l'UE s'est fixé un nouvel objectif pour 2030 : réduire la consommation d’énergie primaire à 1 273 Mtep. Bien que cela semble difficile à atteindre, la consommation d'énergie est descendue à 1511 Mtep en 2014. En outre, le départ du Royaume-Uni pourrait contribuer à une telle réduction, même si cela va à l'encontre du but recherché. Par ailleurs, dans le cas où l'Europe devait atteindre ses objectifs, on peut déplorer que l'indice choisi n'inclut pas l'énergie utilisée à l'étranger pour la production et le transport de marchandises, ce qui aurait un impact significatif.

https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/9549144/8-07022019-AP-EN.pdf/4a5fe0b1-c20f-46f0-8184-e82b694ad492

English version

Europe further deviates from its 2020 energy efficiency target

Energy consumption in the EU increased by 1% between 2016 and 2017, widening the gap with its 2020 goal for the third consecutive year. Overall, 1 561 million tonnes of oil equivalent (Mtoe) were used in terms of primary energy consumption (total energy demand), 5.3% more than the 1483 Mtoe target for 2020.

Amongst the current 28 member states the levels of consumption varied greatly. For instance, the top five consumers (Germany, France, United Kingdom, Italy, and Spain) represented 984,9 Mtoe : more than 60 % of EU’s consumption. Therefore, while it may represent only a 0.4% decrease compared to 2016, the 4.4 Mtoe saved counter the over 5% increase in smaller countries such as Malta, Romania, or Slovakia.

Last December, the EU set a new target for 2030 : to decrease to 1 273 Mtoe. Although it may seem hard to reach, energy consumption fell to 1511 Mtoe in 2014. Moreover, the departure of the UK could contribute to such cuts, although this does defeat the purpose. In the case were Europe would reach its goals, the chosen index does not include the energy used abroad for the production and the transport of goods, which would have a significant impact.

https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/9549144/8-07022019-AP-EN.pdf/4a5fe0b1-c20f-46f0-8184-e82b694ad492

Les étudiants se mettent en grève pour l'environnement



Updated on 10·02·2019
TREVE press review team

Version française

Lancé par Greta Thunberg, un mouvement international de grève d’école par les élèves pour manifester pour l’environnement se développe.

Vendredi dernier, plus de 300 étudiants parisiens se sont réunis pour voter la mise en place de grèves pour l’environnement tous les vendredis à partir du 15 février 2019. Ces étudiants ont décidé de rater leur cours le vendredi pour aller manifester pour l’environnement, partout en France, comme a commencé à le faire la jeune Greta Thunberg. L’initiative prend une ampleur internationale. Ce genre d’action existe déjà dans de nombreux pays : les jeunes ratent les cours pour alerter l’opinion publique et les décideurs de l’urgence climatique. Il a vocation à déclencher une réaction d’urgence pour le climat.

Dans le monde entier, des actions et des mouvements pour alerter de l’urgence climatique s’organisent et prennent de l’ampleur. Cependant, une transition rapide et globale est très complexe à mettre en place, la prise de conscience ne facilitera pas les aspects logistiques, économiques et sociaux de cette transition écologique.

https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/09/des-greves-scolaires-pour-lenvironnement-auront-lieu-chaque-semaine_a_23665373/

English version

Students go on strike for the environment

Launched by Greta Thunberg, an international school strike movement by students to demonstrate for the environment is developing.

Last Friday, more than 300 Parisian students gathered together to vote on the implementation of environmental strikes every Friday starting February 15. They will skip school on Fridays to demonstrate for the environment, everywhere in France, as the young Great Thunberg began to do. The initiative is taking on an international dimension. This kind of act already exists in many countries: young people miss classes to alert public opinion and decision-makers of the climate emergency. It is intended to trigger an emergency response for the climate.

All over the world, actions and movements to alert of the climate emergency are being organised and have an increasing impact. However, a rapid and global transition is very complex to set up, awareness will not facilitate the logistical, economic and social aspects of this ecological transition.

https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/09/des-greves-scolaires-pour-lenvironnement-auront-lieu-chaque-semaine_a_23665373/

https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/09/des-greves-scolaires-pour-lenvironnement-auront-lieu-chaque-semaine_a_23665373/

Quel bilan carbone pour le monde culturel ?



Updated on 06·02·2019
TREVE press review team

Version française

Pour monter une exposition, des oeuvres sont déplacées à travers le monde (souvent en avion), des scénographies temporaires sont installées, pour que finalement tout soit jeté - sauf les oeuvres. En outre, les installations artistiques requièrent souvent un éclairage particulier et le conditionnement de l'air, ce qui ne s'accorde pas forcément avec les objectifs de réduction de l’impact carbone des sociétés.
Pour le moment, dans le monde de la culture, rien n'est contrôlé en terme d’empreinte environnementale. Il y a en effet un gros décalage entre le champ de l'art et d'autres industries créatives, comme par exemple la mode, le luxe ou la communication. Ces dernières se dotent d'outils de mesure de leur impact écologique, et tentent en général de le limiter. Toutefois, il arrive que ce ne soit que du ‘greenwashing’, une technique de marketing qui ne séduit pas la culture.
Le manque de moyens est le facteur principal qui permet d’expliquer un si grand retard : les institutions d'art ont tout juste assez de financements pour effectuer leur missions fondamentales (e.g. promouvoir la culture). Du fait des budgets si restreints, seules les questions d’urgence sont traitées, et l’environnement est relégué au second plan.
Enfin, il semble difficile d'envisager une transition écologique de l'art sans une refonte du système. Les artistes qui proposent des oeuvres sur les sujets de l'écologie se heurtent à des standards durs à contourner, et créent des formes d'art complexes à vendre. On fait dans le grandiose, dans la mise en scène de la catastrophe, mais ce n'est peut être pas le moyen le plus efficace pour amener l'institution de l’art à réfléchir au sens de ses pratiques.

https://www.letemps.ch/culture/lourd-bilan-carbone-lart-contemporain

English version

What carbon footprint for art?

To install an exhibition, works are moved around the world (often by plane), temporary scenographies are implemented, and in the end everything is thrown away - except the artworks. In addition, artistic installations often require special lighting and air conditioning. All of this is not necessarily consistent with the goals of reducing the carbon impact of companies.

For the moment, in the world of culture, nothing is controlled in terms of environmental footprint. Indeed, there is a big gap between the field of art and other creative industries, such as fashion, luxury or communication. The latter have tools for measuring their ecological impact, and they generally try to limit it. However, it is true that in some cases it is only 'greenwashing', a marketing technique that does not tempt culture.

The lack of resources is the main factor that explains such a big delay: art institutions have just enough funding to carry out their fundamental missions (e.g. promote culture). Because budgets are so small, only urgent issues are dealt with, and the environment falls by the wayside.

Finally, it seems difficult to consider an ecological transition of art without reshaping the system. Artists working on ecology issues come up against hard-to-circumvent standards, and create complex art forms for sale. It is done with a grandiose style, staging catastrophic disasters, but it is perhaps not the most effective way to bring the institution of art to reflect on the meaning of its practices.

https://www.letemps.ch/culture/lourd-bilan-carbone-lart-contemporain

https://www.letemps.ch/culture/lourd-bilan-carbone-lart-contemporain

Les microplastiques dans le collimateur de l’Union Européenne



Updated on 04·02·2019
TREVE press review team

Version française

Utilisés dans les produits de multiples industries, comme les cosmétiques, les produits de santé ou les peintures, les microplastiques se retrouvent généralement dans nos océans où ils peuvent persister pendant des milliers d'années. L'Europe est un polluant majeur, libérant chaque année l'équivalent de six fois le malheureusement célèbre "Septième continent" et ce n'est pas sans conséquences : ces minuscules fragments de plastique ont été retrouvés dans le système digestif de créatures marines voire chez certains consommateurs.

Sur la base de ces considérations, l'Union européenne envisage donc d'interdire 90 % des microplastiques, ce qui permettrait de réduire les déchets de 400 000 tonnes en l'espace de deux décennies selon l'Agence européenne des produits chimiques. Le projet, qui devrait entrer en vigueur d'ici 2020, va maintenant faire l'objet d'une consultation. S’il est accepté, les entreprises auront alors de deux à six ans pour se conformer à la réglementation, une période qui peut sembler déraisonnablement longue sachant que, dans certains produits, les microplastiques étaient utilisés comme substituts d'ingrédients naturels.

Cette proposition visera principalement les microplastiques primaires, réduisant ainsi la bioaccumulation terrestre. Toutefois, elle aura un impact moindre sur la pollution des écosystèmes marins, principalement causée par les particules provenant de la dégradation de produits plastiques.

https://www.independent.co.uk/environment/microplastic-ban-eu-plastic-pollution-cosmetics-great-pacific-garbage-patch-a8754491.html

English version

Microplastics to be banned by the European Union

Used in multiple products of several industries, such as cosmetics, health products, or paints, microplastics generally end up in our oceans where they can persist for thousands of year. Europe is a major pollutant, releasing annually the equivalent of six times the unfortunately famous “Great Pacific Garbage Patch” and it isn’t without consequences : those tiny fragments of plastics have been found in sea creatures and eventually make their way up to consumers.

Driven by those considerations the European Union is therefore considering a ban of 90 % of microplastics, allowing to reduce waste by 400 000 tonnes according to the European Chemicals Agency in the span of two decades. Expected to come into law by 2020, the project will now undergo consultation. Firms will then have two-to-six years to comply with the regulations, a period that can seem unreasonably high knowing that in certain products microplastics were used as subsititutes for natural ingredients.

This proposal will principally target primary microplastics thus alleviating terrestrial bio-accumualtion. However, it will have a smaller impact on the pollution of marine ecosystems, principally caused by particles originating from the degradation of plastic products.

https://www.independent.co.uk/environment/microplastic-ban-eu-plastic-pollution-cosmetics-great-pacific-garbage-patch-a8754491.html

Un nouveau modèle climatique pour atteindre les objectifs des Accords de Paris ?



Updated on 31·01·2019
TREVE press review team

Version française

Comme le Groupe International des Experts sur le Climat l’a annoncé en octobre 2018, il est nécessaire de ne pas dépasser les 1,5°C d’élévation de température moyenne mondiale. Les conséquences d’une telle augmentation seraient dramatiques tant sur les sociétés que les écosystèmes.
Un groupe de chercheurs a mis au point un modèle régional (le plus détaillé à ce jour) prenant en compte les ressources renouvelables et la demande d’énergie pour les 30 prochaines années. Ils ont montré qu’il était possible d’atteindre les objectifs des Accords de Paris de 2015.
Un des atouts de ce modèle : il permet d’atteindre les émissions négatives de gaz à effet de serre requises pour rester en dessous des 1.5°C uniquement grâce à des solutions climatiques naturelles - et non pas grâce à des technologies chères et inefficaces. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de restaurer les forêts dégradées, passer à une agriculture régénérative, et d'instaurer une transition vers 100% d'énergie renouvelable d'ici au milieu du siècle. La mise en place de ces objectifs permettrait en outre de créer des millions d'emplois.
Si certains donnent comme contre-argument que ces dispositions seraient coûteuses, les chercheurs ont estimé leur coût à 1.7 milliards de dollars par an. Bien que cela semble élevé, ça ne représente en réalité qu'un tiers des subventions gouvernementales pour le soutien des énergies fossiles.

English version

A new climate model for an achievement of Paris Agreement?

As the International Panel on Climate Change warned in October 2018, it is necessary to keep our planet's temperature below a 1.5°C rise. The consequences of such an elevation of temperature on societies and ecosystems would be dramatic.
A consortium of researchers produced a regional energy model (the most detailed to date), taking in account available renewable resources and energy demand for the next 30 years. They showed that we can reach the goals settled by the 2015 Paris Agreement.
One big asset of this model: it achieved the required negative emissions to stay below the +1.5°C only through natural climate solutions - and not through expensive and inefficient negative emission technologies. To reach this goal, it includes the restoration of degraded forests, the shift to regenerative agriculture and the transition to 100% renewable energy by mid century. Such a transition would create millions of jobs.
If one would argue this change should be too expensive, researches estimated a cost of $1.7 trillion per year. Despite being seemingly massive, it represents only a third of all subsidies provided by governments to prop up fossil fuels…

https://www.prnewswire.com/news-releases/state-of-the-art-climate-model-funded-by-the-leonardo-dicaprio-foundation-shows-how-we-can-solve-the-global-climate-crisis-300781304.html?fbclid=IwAR09BTM-HE06IiAOGfdLS_e5abfdxDLruvCbiO5cEbdUbtxck-q_wctpH0s

Si internet était un état il serait le 6ème plus gros consommateur du monde



Updated on 28·01·2019
TREVE press review team

Version française

Plus de la moitié de la population mondiale utilise internet. Cet outil, devenu indispensable, fonctionne grâce à des Data Centers qui consomment donc en continu beaucoup d’électricité et émettent du CO2. Les chiffres liés à la pollution générée sont alarmant.

Les Data Centers sont des centres qui hébergent les serveurs et effectuent les calculs liés au stockage et à la transmission de données. Le soucis réside dans le fait que, pour fonctionner, les Data Centers ont besoin d’électricité, et que la plupart de l’énergie fournie est d’origine fossile. Les géants du web, principaux responsables de ces centres, prennent conscience progressivement de la nécessité de s’alimenter avec des énergies renouvelables. D’autres actions permettent de réduire l’impact environnemental lié à l’utilisation d’internet comme la valorisation de la chaleur émise par les hébergeurs pour chauffer un bâtiment. A l’échelle individuel et au quotidien, des actions permettent de réduire son impact : tri des mails pour limiter le stockage, fermeture des fenêtres internet quand elles ne sont pas utilisées, …

L’utilisation d’internet croît, mais la transition vers des sources renouvelables pour faire fonctionner les data centers est trop lente. Il est donc urgent trouver des alternatives pour réduire l’impact de cette pollution invisible et l'utilisation des énergies fossiles.

English version

If the Internet were a state, it would be the 6th largest consumer in the world.

More than half of the world's population uses the Internet. This tool, which has become essential, operates thanks to Data Centers that continuously consume a lot of electricity and emit CO2. The figures related to the pollution generated are alarming.

Data Centers are facilities that host servers and perform calculations related to storage and data transmission. The concern is that to operate, Data Centers need electricity, and most of the energy supplied is of fossil origin. The web giants, who are mainly responsible for these centres, are gradually becoming aware of the need to use renewable energy sources. Other actions can reduce the environmental impact of using the Internet, such as using the heat emitted by hosting companies to heat a building. On an individual and daily basis, actions can be taken to reduce its impact: sorting emails to limit storage, closing internet windows when they are not used, etc.

The Internet’s use is growing, but the transition to renewable sources to power data centres is too slow. Alternatives must therefore be found to reduce the impact of this invisible pollution.

https://selectra.info/telecom/actualites/acteurs/internet-impact-environnement

Les facteurs de réchauffement climatique auraient été sous-évalués



Updated on 25·01·2019
TREVE press review team

Version française

Les aérosols, petites particules présentes dans l’air, ont un effet refroidissant sur le climat. D’origine naturelle (poussière désertique) ou anthropique (combustion de charbon, pots d’échappement, ...), ils permettent par une interaction avec les molécules d’eau de stabiliser les nuages. La couverture nuageuse réfléchissant plus l’énergie solaire incidente que les radiations infrarouges terrestres, sa densification permet de compenser partiellement l’effet réchauffant des gazs à effet de serre.

Cependant, selon une étude publiée dans la revue Science, l’impact des aérosols aurait été sous-évalué d’un facteur 2 dans les modèles climatiques. Le bilan global n’étant pas remis en question, une première hypothèse serait que l’effet des facteurs contribuant à l’augmentation des températures soit plus fort qu’estimé. Une autre possibilité serait un effet réchauffant de ces particules dans les nuages de haute altitude.

Si la première explication est la bonne, les auteurs craignent que les efforts de réduction des émissions d'aérosols dans le but de diminuer la pollution atmosphérique participent de manière contradictoire au réchauffement climatique. Il convient néanmoins de rappeler que les impacts sur l’environnement de ces particules peuvent être considérables, en causant notamment des pluies acides, et que leurs niveaux d’émissions sont encore aujourd’hui trop élevés. Un article de l’équipe TREVE viendra bientôt détailler ce sujet.

English version

Global warming factors could have been underestimated

Aerosols, small particles in the air, have a cooling effect on the climate. Produced by natural phenomena (desert dust) or human activities (coal combustion, exhaust pipes,...), they contribute by an interaction with water molecules to the stabilization of clouds. Since the cloud cover reflects more incident solar energy than terrestrial infrared radiation, its densification partially compensates the warming effect of greenhouse gases.

However, according to a study published in Science, the impact of aerosols has been underestimated by a factor of 2 in climate models. Since the overall balance is not in question, a first hypothesis is that the effect of factors contributing to the increase in temperatures is stronger than estimated. Another possibility could be a warming effect of these particles in high altitude clouds.

If the first explanation is correct, the authors fear that efforts to reduce aerosol emissions in order to limit air pollution could increase global warming. However, it should be recalled that the environmental impacts of these particles can be considerable, causing in particular acid rain, and that their emissions are still too high today. An article from the TREVE team will soon be published to further detail this issue.

https://www.sciencedaily.com/releases/2019/01/190122104611.htm

Le gouvernement transfère 577 millions d’euros du budget de l’écologie vers le budget général



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

577 millions d’euros de recette de la taxe sur les carburants (TICPE), au départ prévus pour financer la transition écologique, sont finalement affectés au budget général.

Le gouvernement justifie cette réaffectation par le fait que les dépenses de l’Etat dans la transition énergétique ont été plus faibles que prévues en 2018. L’excès peut donc servir le budget général. Le gouvernement rappelle aussi que les 34 milliards d’euros de recette de la taxe sur les carburants financent l’intégralité du budget du ministère de la Transition écologique et solidaire. Au sein l’Assemblée et du Sénat ce projet de loi finances rectificative pour 2018 ne fait pas l’unanimité, laissant la possibilité que le transfert ne soit pas accepté.

Cette annonce au moment même où le mouvement des gilets jaunes est croissant, promet d’être difficilement accepté par les écologistes. A une époque où l’environnement et la transition énergétique devraient être une priorité, avec les alertes croissantes internationales des experts concernant le réchauffement climatique et l’urgence d’agir, il semble inapproprié que le budget adressé à ces actions ne soit pas excédentaire. Cette proposition de loi est un exemple qui laisse des doutes sur les réelles volontés et engagement du gouvernement en la matière. La cohérence du discours et la cohésion du gouvernement est aussi bancale face au sujet.

English version

The government transfers 577 million euros from the ecology budget to the general budget

577 million euros of fuel tax revenue (TICPE), initially intended to finance the ecological transition, is finally allocated to the general budget.

The government justifies this reallocation by the fact that government spending on energy transition was lower than expected in 2018. The excess can therefore be used for the general budget. The government also points out that the €34 billion in fuel tax revenue finances the entire budget of the Ministry of Ecological and Solidarity Transition. In the Assembly and Senate, there is no unanimity on this draft amending finance law for 2018, leaving the possibility that the transfer will not be accepted.

This announcement at a time when the movement of yellow vests is growing, promises to be difficult for ecologists to accept. At a time when the environment and energy transition should be a priority, with growing international expert warnings about global warming and the urgent need for action, it seems inappropriate that the budget for these actions should not be in surplus. This bill is an example that leaves doubts about the government's real will and commitment in this area. The coherence of the discourse and the cohesion of the government is also flawed in the face of the subject.

https://www.publicsenat.fr/article/politique/taxe-sur-les-carburants-en-2018-le-gouvernement-transfere-577-millions-d-euros-du?fbclid=IwAR1U_tGEDHAkKlizXNRAVryaKLIyCFWh8MVGL2sdf3v-Kzyxfw7tUOGS1Nc#.W_K766DdoEA.twitter

Prix du carburant en hausse en France : pourquoi et quelles conséquences ?



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

Depuis quelques mois, les français font face à une hausse conséquente du prix du carburant. La colère des automobilistes monte et une manifestation est prévue ce samedi 17 novembre pour protester contre cette augmentation des prix.
Si le gouvernement ne souhaite en aucun cas céder devant la pression de la société, c’est pour soutenir et respecter ses engagements en faveur de la transition énergétique. En effet, la hausse des prix du carburant n’est pas simplement due à une augmentation du prix de la matière première (le pétrole est en hausse depuis 2017) : des taxes supplémentaires sont appliquées aux combustibles fossiles. La classique TVA est accompagnée par la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) qui intègre la taxe carbone, et cette TICPE est aussi soumise à une TVA supplémentaire.
Il est évident qu’une fiscalité élevée sur les combustibles fossiles conduira à une diminution de leur utilisation. La stratégie du gouvernement est donc a priori entièrement justifiée. Néanmoins, plusieurs éléments viennent ternir le vert du tableau. Premièrement, les zones rurales sans alternative de transports en commun seront les plus touchées par ces hausses de prix. Il faudrait donc, avant de les pénaliser trop fortement, proposer des nouvelles solutions de transport qui soient durables et économiquement intéressantes. Deuxièmement, certaines alternatives aux carburants à base de pétrole, comme les biocarburants, ne sont pas encore produites par des procédés écoresponsables. Les utiliser ne ferait que déplacer le problème environnemental. Enfin, si le gouvernement propose des primes à la reconversion (pour changer son véhicule polluant contre un véhicule hybride ou électrique), celles-ci ne seront pas disponibles pour tout le monde et créeront inévitablement des inégalités, souvent en défaveur des plus démunis.

English version

Increase in fuel prices in France: why and what consequences?

In recent months, the French have been facing a significant increase in fuel prices. Motorists are getting angry and a demonstration is planned for Saturday, November 17 to protest against this price increase.
If the government does not wish to give in to societal pressure under any circumstances, it is to support and respect its commitments in favour of the energy transition. Indeed, the increase in fuel prices is not simply due to an increase in the price of raw materials (oil has been on the rise since 2017): additional taxes are applied to fossil fuels. The classic VAT is accompanied by TICPE (domestic consumption tax on energy products) which includes the carbon tax, and this TICPE is also subject to additional VAT.
It is clear that high taxation on fossil fuels will lead to a reduction in their use. The government's strategy is therefore fully justified. Nevertheless, several elements tarnish the green of the picture. First, rural areas without alternative public transport will be the most affected by these price increases. It would therefore be necessary, before penalizing them too heavily, to propose new transport solutions that are sustainable and economically attractive. Secondly, some alternatives to petroleum-based fuels, such as biofuels, are not yet produced by environmentally responsible processes. Using them would only shift the environmental problem. Finally, if the government proposes conversion bonuses (to change its polluting vehicle for a hybrid or electric vehicle), these will not be available to everyone and will inevitably create inequalities, often to the disadvantage of the most disadvantaged.

https://www.lci.fr/automobile/huit-questions-et-reponses-pour-comprendre-la-hausse-du-prix-de-l-essence-et-reduire-la-facture-2103583.html

Vers une réduction des produits plastiques jetables



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

En France, d'ici 2020, les touillettes, pailles, couverts, piques, couvercles, plateaux-repas, pots à glace, boîtes en plastique jetables seront bannis. Depuis 2015 la loi sur la transition énergétique a initié cette interdiction et étend la liste des produits concernés. En 2016 et 2017, les sacs en plastique jetables dans les supermarchés ont été supprimés par exemple.
Cependant, cette loi ne concerne pas les emballages plastique et fait exception aux plastiques compostables. De plus, les produits listés vendus en supermarchés seront interdits mais pas ceux vendus fermés, contenant un liquide, comme la vente à emporter (café, jus, …).
En Europe, le projet de bannir les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les touillettes et les tiges pour ballon, s'appliquant lui à tous types de distribution, a été annoncé en mai 2018. La France reste donc pionnière dans ces interdictions étendues.
Les gouvernements ne parlent cependant pas non plus de l'étude d'autres alternatives comme la valorisation des déchets plastiques, les possibilités de recyclage, alors que ces filières auraient du potentiel. Malgré tout, cette loi permet de mettre en place à court terme et de façon effective un décret participant à la réduction des déchets plastiques. Reste à voir la mise en place réelle d'ici 2 ans de ces bonnes résolutions.

English version

Towards a reduction in disposable plastic products

In France, by 2020, stirrers, straws, cutlery, picks, lids, meal trays, ice pots, disposable plastic boxes will be banned. Since 2015, the Energy Transition Act has initiated this ban and extended the list of products concerned. For instance in 2016 and 2017, disposable plastic bags in supermarkets were banned.
However, this law does not apply to plastic packaging and is an exception to compostable plastics. In addition, listed products sold in supermarkets will be banned but not those sold closed, containing a liquid, such as takeaway sales (coffee, juice, etc.).
In Europe, the project to ban cotton swabs, cutlery, plates, straws, stirrers and balloon rods, applicable to all types of distribution, was announced in May 2018. France remains a pioneer in these extended bans.
However, governments are not talking about exploring other alternatives such as the recovery and valorisation of plastic waste or recycling opportunities, even though these sectors have potential. Nevertheless, this law makes it possible to implement in the short term and in an effective way a decree contributing to the reduction of plastic waste. It remains to be seen whether these good resolutions will actually be implemented within two years.

https://www.euractiv.fr/section/developpement-durable/news/la-chasse-au-plastique-jetable-progresse-en-france-et-en-europe/

Le palmarès des entreprises responsables de la pollution plastique



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

Depuis 1950, plus des trois-quarts du plastique produit n'a pas été recyclé ni détruit et a terminé dans les océans et la nature.
La coalition d'ONG Break Free from Plastic porte pour responsables les grandes entreprises qui sur-emballent leurs produits. Durant leur dernière opération de ramassage de déchets plastiques sur une plage, ils ont prêté attention aux marques présentes sur les déchets récoltés. Sans surprise, le secteur agro-alimentaire domine avec Coca-Cola, Pepsi Co et Nestlé, suivis de Danone, Mendelez International, et bien d'autres géants. En Europe ils représentent à eux seuls 45% des déchets retrouvés dans la nature...
Pepsi Co annonce pourtant un engagement de rendre 100% de ses emballages recyclables ou biodégradables d'ici 2025. Ce genre d'objectifs environnementaux (économie circulaire, bonne pratique, recyclage, éco conception, etc.) est omniprésent dans le discours de nombreux industriels. Il est intéressant de signaler que plusieurs industriels présentent comme coupables les consommateurs en ce qui concerne les déchets plastiques retrouvés dans la nature.
En outre, Break Free from Plastic précise que peu des plastiques recyclables sont véritablement recyclés, et que recycler n’est pas la solution pour un monde zéro déchet. Plusieurs actions simultanées permettraient de réduire la pollution plastique : la réduction de la production et le développement de solutions alternatives au plastique, la modification des modes de consommation, la gestion des déchets et la prise en compte du cycle de vie complet du plastique produit (fabrication, gestion, traitement). Si ces changements relèvent de l'action des industriels, les consommateurs et politiques réglementaires ont aussi leur rôle à jouer.

English version

The list of companies responsible for plastic pollution

More than three-quarters of the plastic produced since 1950 has not been recycled or destroyed and has ended up in the oceans and nature.
The NGO coalition Break Free from Plastic denounces as responsible for large companies that overwrap their products. The last organized plastic collection operation paid attention to the brands on the collected wastes. Not surprisingly, the agri-food sector dominates with Coca-Cola, Pepsi Co and Nestlé, followed by Danone, Mendelez International and many other giants. In Europe, they represent 45% of the wastes found.
However, Pepsi Co announces a commitment to make 100% of its packaging recyclable or biodegradable by 2025, specifying that its researchers are studying the implementation of concrete solutions. This type of environmental objectives (circular economy, good practice, recycling, eco-design, etc.) is omnipresent in the discourse of many industrials. It is interesting to note that several manufacturers present consumers as guilty of plastic wastes found in nature.
In addition, Break Free from Plastic states that few recyclable plastics are actually recycled, and in any event, the solution is not just recycling. Several simultaneous actions would reduce plastic pollution, such as: reducing production and developing alternative solutions, changing consumption patterns (e. g. disposal of disposable packaging, wholesale, reuse of containers with bonding systems, etc.), waste management and taking into account the complete life cycle of the plastic produced (manufacturing, management, treatment). These changes are the responsibility of manufacturers, but also of consumers and regulatory policies.

Source : http://www.lefigaro.fr/societes/2018/10/18/20005-20181018ARTFIG00005-ces-entreprises-jugees-responsables-de-la-pollution-plastique.php

Nouveau rapport du GIEC, quelles conséquences ?



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

L'accord de Paris signé par 197 pays et ratifié par 188, a fait promettre aux états de limiter le réchauffement climatique provoqué par les activités anthropologiques à 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle, et non de 2°C. Le groupe d'experts inter gouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publie ce lundi 8 octobre 2018 le rapport commandé lors de la Cop 21 en 2015. Rédigé par 86 auteurs des principaux pays et relus par des experts, le rapport contient des analyses scientifiques mais aussi les orientations nationales des états. Le nouveau rapport décrit l'état de la planète si l'accord était respecté.
En effet, les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropologique sont la principale cause du réchauffement climatique. En 2018, 1 °C a déjà été atteint. Pour limiter le réchauffement climatique entre 2018 et 2100 de 0,5 °C seulement, un changement radical est indispensable. Le passage aux énergies renouvelables et le développement de technologies de capture d'émissions carbone sont les solutions envisagées pour limiter les émissions de GES. L'implication des secteurs financiers sera aussi indispensable pour gagner cette course. Actuellement, l'engagement proposé par chacun des états conduirait dans le meilleur des scénarios à un réchauffement de 3 °C d'ici 2100.
Les nombreux débats et négociations climatiques permettent d'échanger sur les efforts à mettre en place. Cependant l'action concrète qui doit suivre est trop lente par rapport à l'urgence des besoins. La géopolitique de l'environnement permet certainement des avancées plus importantes que si ces sujets étaient tus mais semble actuellement ne servir que de moyen de déculpabilisation, avec la signature d'engagements qui ne voient que partiellement le jour.

English version

IPCC's new report: what's next?

The Paris Agreement, signed by 197 countries and ratified by 188, made states promise to limit global warming caused by anthropological activities to 1.5°C compared to the pre-industrial period, and not 2°C. The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) is publishing on Monday 8 October 2018 the report commissioned at Cop 21 in 2015. Written by 86 authors from the main countries and reviewed by experts, the report contains not only scientific analyses but also national state guidelines. The new report describes the state of the planet if the agreement is respected.
Indeed, anthropological greenhouse gas (GHG) emissions are the main cause of global warming. In 2018, 1°C has already been reached. To limit global warming between 2018 and 2100 by only 0.5°C, a radical change is required. The transition to renewable energies and the development of carbon capture technologies are the solutions envisaged to limit GHG emissions. The involvement of the financial sector will also be essential to win this race. Currently, the commitment proposed by each of the states would lead in the best scenario to a warming of 3°C by 2100.
The many debates and negotiations on climate change provide an opportunity to discuss the efforts to be made. However, the concrete action to follow is too slow in relation to the urgency of the needs. The geopolitics of the environment certainly allows for greater progress than if these subjects were kept silent. But currently seems to serve only as a means of removing guilt, with the signing of commitments that are only partially realized.

https://www.liberation.fr/planete/2018/10/07/le-rapport-glacant-du-giec_1683840

La chaleur du métro parisien, une ressource pour le chauffage urbain



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

Depuis 2017, Paris Habitat et la RATP testent un système permettant d’utiliser l’air chaud de la ligne 11 pour chauffer un immeuble de 20 logements. Libérée par les usagers et les rames, cette énergie (qui serait autrement perdue) est captée à l’aide d’une pompe à chaleur installée au sous-sol, améliorant par ailleurs le confort des passagers. Les résultats sont très encourageants, ce système couvrant 35 % des besoins hivernaux et représentant une économie de 1400 € par an pour l’immeuble. D’autres installations sont prévues pour les prochaines années dans le cadre de la Charte Paris Action Climat, en tirant parti de la ligne 14 et d’un data-center entre autres.
Cette collaboration entre le bailleur social et les transports publics a été rendue possible par des conditions idéales (localisation du bâtiment, accès direct, peu d’humidité et de poussière). Ainsi, bien que le réseau métropolitain soit très développé au sein de la capitale, la mise en place de tels systèmes ne sera pas forcément facile. Néanmoins, ce dispositif est souhaitable car il permettra de diminuer les températures du métro et de réduire la consommation énergétique des bâtiments parisiens, dont le chauffage est assuré par des centrales fonctionnant au gaz ou au charbon qui émettent des gaz à effet de serre.

English version

The heat of Paris’s subway, a resource for urban heating

Since 2017, Paris Habitat and RATP (the Parisian public transport agency) have been testing a system to use warm air from a subway line to heat a building of 20 apartments. Released by users and trains, this energy (which would otherwise be lost) is captured by a heat pump installed in a basement, consequently improving passenger comfort. The results are very encouraging, this system covering 35% of the winter needs and representing savings of 1400 € per year for the building. Other experimental units are planned for the coming years as part of the Paris Climate Partnership Agreement, implemented in new subway stations and a data center among others.
This collaboration between the social landlord and public transport was made possible by ideal conditions (location of the building, direct access, little humidity and dust). Thus, although the metropolitan network is very developed within the capital, the installation of such systems will not necessarily be an easy task. Nevertheless, this initiative must be encouraged since it will both reduce subway temperatures and reduce the energy consumption of Parisian buildings, whose heating is currently provided by gas or coal power plants that emit greenhouse gases.

https://www.lejdd.fr/JDD-Paris/paris-un-immeuble-chauffe-par-le-metro-pour-la-premiere-fois-3783893?fbclid=IwAR3vNHm3vskvfvHhrm4y7nQH4418UY0Z75NI9efkWTyEkT8BuUQfWQOPQXU

La voiture électrique est-elle réellement moins polluante que la voiture diesel ou essence ?



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

En fonction de la façon dont les émissions sont comptabilisées le niveau de propreté de la voiture électrique rivalise avec celui des alternatives à carburants d’origine fossile.

La voiture électrique n’émet certes ni CO2, ni particules, ni oxydes d’azote quand elle roule. Cependant sa fabrication est peu écologique, et l’origine de l’électricité qui l’alimente n’est pas majoritairement renouvelable. L’énergie nécessaire à la production des batteries et l’électricité d’origine fossile utilisée pour alimenter la voiture émettent beaucoup de CO2. Si l’électricité utilisée provient du charbon, une voiture électrique sur son cycle de vie émet 36% de plus de CO2 qu’une voiture diesel. Cependant, il faut remarquer qu’aucun pays actuellement ne dépend que d’énergies fossiles pour produire de l’électricité. En Europe par exemple, la production et l’utilisation d’une voiture électrique émet moins de CO2 qu’une voiture diesel dans tous les cas et avec un pourcentage plus ou moins élevé en fonction du moyen de production d’électricité du pays.
L’avantage majeur des voitures électriques est que leur utilisation ne pollue pas les villes, ce qui est fondamentale dans les grandes métropoles du monde. Si toutes les voitures en ville étaient électriques, une réduction de 72% pour les oxydes d’azote et de 92% pour les particules fines serait observée.

Il est toujours difficile d’estimer la pollution totale des nouvelles technologies durables et des moyens de production d’énergies renouvelables par rapport aux pratiques ancrées. Cependant l’analyse doit prendre en compte l’intégralité du cycle de vie et de la chaîne de valeur, du premier boulon au recyclage en fin de vie. Certaines des étapes en amont et en aval de l’usage sont plus polluantes et écologiquement moins intéressantes que les solutions aux énergies fossiles. La recherche et le développement de solutions alternatives optimales doit se poursuivre pour proposer des réelles solutions et pas uniquement intéressantes pour l’environnement en apparence.

English version

Is the electric car really less polluting than the diesel or gasoline car?

Depending on how emissions are accounted for, the cleanliness level of the electric car rivals that of fossil fuel alternatives.

The electric car emits no CO2, particles or nitrogen oxides when it is driven. However, its manufacture is not environmentally friendly, and the origin of the electricity that supplies it is generally not renewable. The energy required to produce batteries and fossil fuels used to power the car emit a lot of CO2. If the electricity comes from coal, an electric car will over its life cycle emit 36% more CO2 than a diesel car. However, it should be noted that no country currently depends solely on fossil fuels to produce electricity. In Europe, for example, the production and use of an electric car emits less CO2 than a diesel car in all cases and with a higher or lower percentage depending on the country's electricity production system.
The major advantage of electric cars is that their use does not pollute cities, which is fundamental in the world's metropolises. If all cars in the city were electric, a reduction of 72% for nitrogen oxides and 92% for fine particles would be observed.

It is always difficult to estimate the total pollution of new sustainable technologies and renewable energy production in relation to established practices. However, the analysis must take into account the entire value chain and life cycle, from the first bolt to end-of-life recycling. Some of the steps before and after use are more polluting and ecologically less interesting than fossil fuel solutions. The research and development of optimal alternative solutions must continue in order to propose real solutions and not only interesting for the environment in appearance.

https://www.franceinter.fr/emissions/histoires-economiques/histoires-economiques-07-novembre-2018

En Angleterre, Toshiba porte un coup dur aux ambitions nucléaires du gouvernement



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

En fin de semaine dernière, la branche énergétique de Toshiba, Westinghouse, a décidé de liquider sa filiale britannique, NuGeneration. Elle met ainsi fin au projet de centrale nucléaire qui devait être construite dans le compté de Cumbrie, au Nord-Est de l’Angleterre. Après avoir tenté en vain de négocier une reprise auprès d’un groupe coréen (Kepco), le Royaume-Uni se trouve dans une situation délicate du point de vue de sa politique énergétique. En effet, la centrale aurait fourni l’équivalent de 7% de la consommation d’électricité du pays.
La décision de Toshiba ne vient pas de nulle part. Westinghouse faisait déjà face à de nombreuses difficultés financières, et n’était pas parvenue à trouver de repreneur pour NuGeneration. Cet échec pourrait ainsi être vu comme révélateur du mauvais pari fait par le gouvernement conservateur de délaisser une politique pro-renouvelable à la faveur d’une vision bas-carbone reposant fortement sur le nucléaire. Jusqu’ici, seule la construction de l’usine EDF de Hinkley Point a commencé, alors qu’étaient attendus des investisseurs chinois et japonais. En parallèle, le gouvernement May a suspendu toute subventions à l’éolien onshore.
L’histoire nous dira si cet échec s’avérera être une opportunité pour relancer la politique pro-renouvelable qui avait prévalu avant 2018. Mais ce genre de flop fait mauvaise presse au secteur nucléaire, dont la soutenabilité à long terme peut être questionnée, par exemple du fait de son coût élevé qui pèse sur le consommateur.

English version

UK, Toshiba deals a tough blow to the government’s nuke ambition

By the end of last week, the nuclear section of Toshiba, Westinghouse, decided to wind up its UK subsidiary, NuGeneration. This put to an end the Cumbria nuclear plant project. After a vane attempt to negotiate a buyout by a Korean energy group, Kepco, the UK government is in a tricky situation as regards its energy policy. Indeed, the plant would have produced roughly 7% of the Kingdom’s electricity.
Toshiba’s decision does not come from nowhere. Westinghouse was already in dire financial straits, and had failed to find a buyer for NuGeneration. This flop could be seen as reflecting the risky and rather bad bet made by the country when its government decided to turn its back on a (quite efficient) pro-renewable policy at the benefits of a low-carbon vision relying heavily on nuke. And the picture is actually quite worrying in this respect, given that the sole Hinkley Point plant is well underway, while the government has been expecting some Chinese and Japanese proposals for some time now.
History will tell us whether this failure will turn out to be an opportunity to revamp the pro-renewable stance that the UK used to have. But all in all, this kind of mishap is bad advertisement for the nuke sector, whose long-term sustainability deserves to be put into question, for instance due to its high, non-consumer-friendly cost.

https://www.theguardian.com/environment/2018/nov/08/toshiba-uk-nuclear-power-plant-project-nu-gen-cumbria

Les youtubeurs s’engagent contre le réchauffement climatique



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

La campagne « Il est encore temps » puis « On est prêt » lancée par les youtubeurs mi octobre 2018 incite à agir contre les changements environnementaux et climatiques.
Ces youtubeurs se sont engagés à relever des défis quotidiens pendant 30 jours à travers l’exploration de façons de vivre et de consommer plus durables : réduction des déchets, sobriété énergétique et alimentation locale. Le challenge a débuté ce jeudi 15 novembre. Cette campagne permet de toucher un large public grâce à la diversité des youtubeurs qui relèvent le défi. Et de montrer des gestes quotidiens simples pour vivre de façon plus en accord avec l’environnement. La campagne espère influencer les abonnés des chaînes youtube et de créer le pont manquant entre science dure et grand public.
L’initiative est prometteuse : l’engagement massif des youtubeurs très à la mode en ce moment et leur implication nous influenceront sans doute. Par mimétisme, il est fort probable qu’une bonne partie des abonnés, composée d'une population active à même de modifier en masse les modes de consommation, agissent pour l’environnement à travers la mise en place de plus en plus régulière de pratiques quotidiennes durables.

English version

Youtubeurs commit themselves against global warming

The « Il est encore temps » and then « On est prêt » campaign launched by youtubeurs in mid-October 2018 encourages action against environmental and climate change.
These youtubeurs are committed to meeting daily challenges for 30 days through the exploration of more sustainable ways of living and consuming: waste reduction, energy efficiency and local food. The challenge began on Thursday, November 15. This campaign reaches a wide audience thanks to the diversity of youtubeurs who are taking up the challenge. And should help to be more aware of simple daily actions to live more in harmony with the environment. The campaign hopes to influence subscribers of youtube channels and create the missing bridge between hard science and the general public.
The initiative is promising: the massive commitment of the very fashionable youtubeurs at the moment and their involvement will undoubtedly influence us. By mimicry, it is very likely that a large proportion of subscribers - composed of an active population capable of changing consumption patterns largely - will act for the environment through regular implementation of sustainable daily practices.

https://reporterre.net/Les-youtubeurs-celebres-s-engagent-contre-le-changement-climatique

La pollution lumineuse nocturne, normalement interdite, persiste



Updated on 10·12·2018
TREVE press review team

Version en français

Depuis 2013, une réglementation conséquente au Grenelle Environnement, interdit les éclairages de magasins, vitrines, panneaux publicitaires entre 1 heure et 6 heures du matin. Cependant, il est commun de rencontrer de tels éclairages à ces heures là, partout en France. France Nature Environnement effectue régulièrement des contrôles et rappelle à l’ordre les responsables. Beaucoup d’entreprises ne régularisent pas leur situation car elles connaissent mal la législation. Cependant c’est aux maires, qui détiennent la responsabilité et les pouvoirs nécessaires de faire appliquer cette loi, d’agir.
La pollution lumineuse nocturne a des conséquences environnementales multiples : surconsommation d’énergie, diminution de la biodiversité des espèces qui vivent la nuit (les animaux se retrouvent désorientés en présence de fortes lumières inhabituelles dans leur milieu de vie), impact sur la santé des hommes et les rythmes biologiques naturels.
Bien que ce type de pollution passe souvent inaperçu, les conséquences peuvent donc être importantes. De plus, éteindre ce genre d’éclairage durant la nuit est un moyen simple et efficace de réduire la consommation d’électricité dont la génération, principalement à partir d’énergie fossile, contribue au réchauffement climatique.
En plus du manque de connaissance de la législation par les entreprises en faute, et d’application des sanctions de la part des autorités, un souci de lobby publicitaire (et donc économique) pour les plus grandes enseignes est en jeu, encore une fois au détriment de l’environnement.

English version

Night light pollution, forbidden, is persisting

Since 2013, regulation adopted following the « Grenelle Environnement » forbids night light in shops and advertising panels between 1 and 6 am. However, such lightings are a frequent sights everywhere in France. France Nature Environnement conducts regular controls and reminds the law to non abiding firms. A lot of firms are unaware of this law. It is the role of the mayor, that are responsible and powerful enough, to act.
Night light pollution has several environmental consequences : energy overconsumption, negative impact on night-living species that are disoriented in presence of unusual night light in their environment, impact on human health and biological cycles.
That kind of pollution is often not considered, while its consequences can be massive for the environment, the biodiversity and biological natural cycles.
Moreover, shutting down lights at night is an easy and efficient way to save energy, mainly generated from fossil resources, therefore contributing to global warming. In addition to the law unawareness by firms and the lack of sanctions from competent authorities, advertising and economical matter are involved for the largest firms, at the expenses of the environment.

https://www.franceinter.fr/societe/un-chemin-encore-long-avant-de-parvenir-a-reduire-la-pollution-lumineuse?fbclid=IwAR1o2OdxHQKeXLtz3r3VY9PE09vvI-B4X3BK0JbCUg30gkFjrukxgidEffI

L'agroécologie, une solution pour une agriculture européenne à impact environnemental réduit



Updated on 10·12·2018

Version en français

L'agroécologie, en privilégiant la culture des céréales, des fruits et des légumes, permettrait d'éliminer l'utilisation des pesticides, de réduire l'impact sur le changement climatique et de garantir la sécurité alimentaire et la santé des européens.
Des chercheurs ont développé un scénario agricole sain et durable pour nourrir l'Europe en préservant l'environnement et le climat. De plus, la demande de produits biologiques et de qualité est croissante en Europe, tout comme le taux de maladies liées à l'alimentation. Le scénario est basé sur une rééquilibrage de la production et donc de la consommation : plus de fruits, légumes, céréales et protéines d'origine végétales ; moins de protéines d'origines animales. Il implique aussi la suppression des pesticides et l'adoption de pratiques agricoles écologiques. L'étude montre que l'agroécologie pourrait nourrir les européens en 2050 tout en réduisant de 40% les émissions de gaz à effet de serre et préserverait la biodiversité. Cependant ce scénario entraînerait aussi une baisse de la production au détriment des agriculteurs.
La mise en place d'une telle agriculture à l'échelle européenne renforcerait l'autonomie et l'indépendance du continent en matière d'importations alimentaires. Cependant le scénario implique une transformation profonde et importante de la production et de la consommation, pour laquelle les européens ne sont pas peut-être pas prêts et compliquant sa mise en place.

English version

Agro-ecology, a solution for a European agriculture with a reduced environmental impact

Agro-ecology, by focusing on the cultivation of cereals, fruit and vegetables, would eliminate the use of pesticides, reduce the impact on climate change and guarantee food safety and health for Europeans.
Researchers have developed a healthy and sustainable agricultural scenario to feed Europe while preserving the environment and the climate. In addition, the demand for organic and quality products is growing in Europe, as is the rate of food-related diseases. The scenario is based on a rebalancing of production and therefore consumption: more fruit, vegetables, cereals and proteins of vegetable origin; less proteins of animal origin. It also involves the elimination of pesticides and the adoption of ecological agricultural practices. The study shows that agro-ecology could feed Europeans in 2050 while reducing greenhouse gas emissions by 40% and preserving biodiversity. However, this scenario would also lead to a decrease in production at the expense of farmers.
The establishment of such an agriculture on a European scale would strengthen the continent's autonomy and independence in terms of food imports. However, the scenario involves a profound and significant transformation of production and consumption, for which Europeans may not be ready and complicating its implementation.

https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/agroecology-can-feed-europe-pesticide-free-in-2050-new-study-finds/

A case for a better involvement of women in energy transition



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

Today, women tend to still be considered as mere passive consumers of energy, whereas the positive impact they can make on the ongoing energy transition has been demonstrated by several studies. In developed countries, this lack of recognition is proved by the fact that the energy sector remains “a man’s world”, with only 4% of women among the leaders of the World Energy Council. In developing countries, women are the primary users of household energy and not being able to secure access to a reliable energy source results in a significant worsening of their standards of living.

According to Lauren Aguilar, Global Senior Gender Adviser of the International Union for the Conservation of Nature, promoting clean energy initiatives around the world has the power to “shift gender paradigms” and “empower women”. In order to demonstrate how bridging the gender gap in the energy sector and shaping a greener future are complementary, she encourages the reader to take a look at the G-REEN platform, a website showing how women can make a difference in renewable energy.

Version en Français

[Un plaidoyer en faveur d’une transition énergétique plus paritaire]

Aujourd’hui encore, les femmes sont encore vues comme de simples consommatrices d’énergie, alors même que plusieurs études ont prouvé qu’elles pouvaient apporter une contribution précieuse à la transition énergétique. Dans les pays industriels, ce manque de reconnaissance peut être résumé par une statistique : parmi les dirigeant-e-s du Conseil Mondial de l'Énergie, seules 4% sont des femmes. Dans les pays en voie de développement, les femmes sont les principales utilisatrices d’énergie domestique et l’incapacité de certaines à accéder à une forme d’énergie stable et sécurisée se traduit par une dégradation importante de leur niveau de vie.

Selon Lauren Aguilar, spécialiste des questions de genre travaillant pour l’Union mondiale pour la Conservation de la Nature, promouvoir des initiatives en faveur des énergies propres à l’échelle mondiale a la capacité de “transformer les paradigmes de genre” et de “donner le pouvoir aux femmes”. Pour démontrer comment la réduction de l’inégalité de genre dans le domaine de l’énergie et le travail au service d’un futur plus vert sont complémentaires, elle encourage à la consultation de la plateforme G-REEN, un site qui recense les initiatives concrètes montrant que les femmes font une différence en matière d’énergie renouvelable.

Francophone Institute for Sustainable Development is acting for women



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

For more than 10 years, the Francophone Institute for Sustainable Development (FISD) has conducted a policy for the equality of women and men in all its activities. Concrete actions are numerous, such as the animation of a portal dedicated to gender on an online platform, the establishment of a "gender and climate" initiative, or the inclusion of women in all projects as experts, coordinators or beneficiaries.

On the occasion of International Women's Day 2018, which focuses on the theme "The Time is Now: Rural and urban activists transforming women's lives", the FISD wishes to highlight the commitment of women through a dam construction project in Massenya, Chad.

This tribute to women who are agent of change emphasizes that gender equality and the consideration of all people is essential for the establishment of sustainable economic models which respect environment and humanity.

Read the article from MédiaTerre

Version en Français

[L’Institut de la Francophonie pour le développement durable s’engage pour les femmes]

Depuis plus de 10 ans, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) mène une politique en faveur de l’égalité femmes-hommes au sein de l’ensemble de ses activités. Les actions concrètes qui en découlent sont nombreuses, comme par exemple l’animation d’un portail dédié au genre sur une plateforme en ligne, la mise en place d’une initiative “genre et climat”, ou encore l’inclusion des femmes dans l’ensemble des projets en tant qu’expertes, coordinatrices ou bénéficiaires.

A l’occasion de la Journée internationale des femmes en 2018 qui porte sur le thème «L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes», l’IFDD souhaite mettre en valeur l’engagement des femmes à travers un projet de construction de barrage à Massenya au Tchad.

Cet hommage aux femmes actrices du changement permet de souligner que l’égalité des genres et la considération de tou.te.s est indispensable à l’instauration de modèles économiques durables, respectueux de l’environnement et de l’humanité.

Lire l'article de MédiaTerre

Gender imbalance in the energy sector slows down the energy transition of European megalopoles



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

Experts claim that the lack of gender balance in energy firms and industries is contributing to the issue of transition to renewables. Fossil fuel industries are more male-dominated than companies committed to the green sector. According to Catherine Mitchell, professor of energy policy at the University of Exeter, "Poor gender diversity meant the industry was less open to new ideas, in particular the move to a lower-carbon energy system".
At a time when European megalopoles, such as Paris, are developing their climate & energy Action Plan, it seems crucial to take this gender dimension into account. Especially, expert panels in the energy sector need to include more women in order to ensure all views are on board when planning energy policy for the city. In the UK, the big six lobby group Energy UK has already banned such men-only panels in public events. We can hope this change will generate further debates on energy transition, while inspiring other European countries.

Read the article from The Guardian

Version en Français

[L’absence de parité dans le secteur de l’énergie freine la transition énergétique des mégalopoles européennes]

Les experts affirment que l’absence de parité dans les firmes et entreprises de l’industrie contribue fortement au problème de la transition vers les énergies renouvelables. L’industrie des combustibles fossiles comporte une part d’hommes bien plus importante que les entreprises du secteur vert. Selon Catherine Mitchell, professeure de politique énergétique à l’université d’Exeter, “une faible diversité de genre implique que l’industrie est moins ouverte aux idées nouvelles, particulièrement à la transition vers un système à plus faible bilan carbone”.

À un moment où les mégalopoles Européennes (à l’instar de Paris) développent leur Plan d’Action sur le climat et l’énergie, il semble essentiel de prendre en compte ces questions de genre. Il est notamment crucial que les comités d’experts dans le secteur de l’énergie comportent plus de femmes, de façon à avoir tous les points de vues existants pour planifier des politiques énergétiques urbaines. Au Royaume-Uni, le groupe de lobbying Energy UK a d’ores et déjà interdit les comités exclusivement masculins pour les événements publics. Il reste à espérer que ce changement sera à l’origine de nouveaux débats sur la transition énergétique, tout en inspirant d’autres pays Européens.

Lire l'article du Guardian

Gender issues and climate change: an overview



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

Although not obvious at first, the bonds between gender issues and climate change (along with energetic transition) are really tight. Nowadays, most societies still rely on very strict gender roles, with women held responsible of most of the household chores, which often cause them health problems (e.g. due to exposure to indoor pollution caused by cooking with charcoal, dung or wood) [1]. As long as these inequalities exist, women are major targets to set up new individual policies at the household scale (from energy transition to energy saving).

A UN women report [2] also underlines that, due to gender inequalities, women are way more vulnerable to disasters -which frequency strongly increases due to climate change. In the Pacific region, women are 14 times more likely than men to die or be injured following a disaster. In response to damage, girls are also more likely to be pulled out of school than boys, to help with domestic chores or bring extra-money, often through sex work.

[1] Read the article from Clean Technica

[2] Read the report from OUN Women

Version en Français

Questions de genre et changements climatiques sont bien plus liés qu’il n’y paraît. De nos jours, une majorité écrasante des sociétés se base encore sur des rôles très genrés, où les femmes sont tenues responsables de la gestion du foyer, à l’origine de nombreux problèmes de santé (liés par exemple à la pollution intérieure due à une cuisine au bois ou au charbon) [1]. Tant que ces inégalités existent, les femmes restent donc les cibles principales pour implémenter de nouvelles mesures à l’échelle du foyer, qu’il s’agisse de transition ou de sobriété énergétique.

Un rapport de l’ONU Femmes [2] souligne également qu’en raison de ces inégalités, les femmes sont bien plus vulnérables aux catastrophes naturelles - dont la fréquence augmente fortement en raison du réchauffement climatique. Dans la région Pacifique, elles ont 14 fois plus de chances de mourir ou d’être blessées par les catastrophes naturelles que les hommes. Quand elles survivent, les filles sont également plus susceptibles de devoir quitter l’école pour participer aux tâches ménagères ou ramener de l’argent au foyer (notamment par la prostitution).

[1] Lire l'article de Clean Technica

[2] Lire le rapport de l'ONU

Greenpeace’s activists sentenced to jail for breaking into a French nuclear power plant



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

In October 2017, 8 environmental activists from the NGO Greenpeace France broke into Cattenom’s nuclear power plant, and set off fireworks next to the spent fuel pools (storage pools for spent fuels from nuclear reactors). The NGO declared that it “knew the action was illegal”, but aimed at showing French power stations’ “security breaches”. EDF (Electricité de France, the main French electricity utility company) immediately filed a complaint against the activists. In November 2017, although the complaint had been filed, French deputy Cédric Villani said the activists were “whistleblowers”. As a result of this action, along with an intrusion in another French power station in Cruas-Meysse, a parliamentary commission of inquiry about “nuclear installations’ safety and security” had been created.

On February 27th, Thionville’s tribunal deliberated: Greenpeace’s activists sentenced to jail, with sentences from 5 months of suspended prison to 2 months of imprisonment - a first for the NGO - , along with 50,000 € in damages for damaging EDF’s credibility. Greenpeace immediately said they would appeal judges’ decision.

Read the article from The Reporterre

Version en Français

[Entrée par effraction dans une centrale nucléaire française : les militants de Greenpeace condamnés]

En octobre 2017, 8 militants de l’ONG Greenpeace France sont entrés par effraction, de nuit, dans la centrale nucléaire de Cattenom, et ont tiré des feux d’artifice au pied de la piscine de stockage du combustible usagé (bassin d’entreposage provisoire de combustible nucléaire irradié ou destiné à la recharge d’un réacteur à l’arrêt). L’ONG, affirme qu’elle “sa[vait] que l’action était illégale”, mais qu’elle visait à dénoncer “les failles de sécurité” dans les centrales nucléaires françaises.
EDF avait immédiatement porté plainte contre les meneurs de cette action, par ailleurs qualifiés de “lanceurs d’alerte” par le député Cédric Villani, en novembre 2017. De cette action, ainsi qu’une autre intrusion sur le site de Cruas-Meysse, avait résulté la création d’une commission d’enquête parlementaire sur “la sûreté et la sécurité des installations nucléaires”.

Le 27 février dernier, le tribunal de Thionville a tranché : les militants ont été condamnés à des peines de prison allant de 5 mois de sursis à 2 mois fermes (pour la première fois dans l’histoire de l’ONG), et l’association devra payer 50 000 € de dommages et intérêts pour “atteinte à la crédibilité d’EDF”. Greenpeace a immédiatement annoncé qu’elle allait faire appel.

Lire l'article de The Reporterre

In the US, climate cases for cities’ transition



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

Because the Trump administration is utterly reluctant to get involved in any attempt to set up an ecology and energy transition, US major cities have to take action alone. In top of ambitious divestment plans – the most startling was announced by New York Mayor Bill de Blasio last January – they are currently launching a wave of litigations against the main fossil-fuel companies.

This new type of lawsuits, known as “climate cases” are now possible thanks to scientific studies succeeding in proving that the risk of singular meteorological events, such as floods, fires or hurricanes, is higher because of greenhouses gases emissions and climate change. US cities also aim at proving that fossil-fuel firms, such as Exxon, have denied climate change publically whereas they were aware since the 1980s of the phenomenon.

These climate cases are not likely to be settled overnight, especially because sued companies emphasize that they are not the sole culprits for climate change and are striking back by petitioning against their plaintiffs. However, if they were condemned, the compensations would help cities financing their transition towards more resilience and sustainability.

Read the article from The Verge

Version en Français

[Aux Etats-Unis, des procès climatiques au service de la transition des villes]

Alors que l’administration Trump se désintéresse de l’organisation d’une transition énergétique et écologique, les grandes villes des États-Unis doivent agir seules à leur niveau. En plus de s’engager dans des plans de “désinvestissement” à grande échelle, elles se sont lancées dans une vague de procès intentés aux géants de l’énergie fossile.

Ce nouveau genre de poursuite juridique, les “procès climatiques”, sont rendus possibles grâce à des études scientifiques établissant que les émissions de gaz à effets de serre et le changement climatique augmentent le risque de catastrophes ponctuelles (inondations, feux, tempêtes, etc.). En outre, les villes états-uniennes veulent aussi prouver que les compagnies produisant de l’énergie fossile, comme Exxon, ont longtemps nié qu’il existait un changement climatique, alors même que leurs équipes ont constaté le déroulement de ce phénomène depuis les années 1980.

Les procès climatiques n’aboutiront pas rapidement, principalement parce que les compagnies poursuivies refusent d’être considérées comme les seules responsables du changement climatique et n’hésitent pas à contre-attaquer juridiquement contre leurs accusateurs. Cependant, leur condamnation entraîneraient des dédommagements importants qui aideraient sans doutes les villes à financer leur transition vers plus de résilience et de durabilité.

Lire l'article de The Verge

Will Germany go towards a diesel cars ban?



Updated on 13·03·2018
TREVE press review team

English version

On February 27th, the German Federal Administrative Court allowed cities of Stuttgart and Düsseldorf to maintain traffic ban for diesel cars. The environmental protection association Deutsche Umwelthlife led to this prohibition, arguing that level of particles was beyond EU standards on nitrogen oxide emissions.
The Federal Court decision would provide a progressive bans’ implementation (2019 for Stuttgart) and exceptions for craftsmen. Nevertheless, the German Council of Municipal Governments and the national government have demonstrated their reluctance to a general ban. The car manufacturing sector is particularly exposed and risks benefit losses.

Federal authorities urge to implement measures in order to improve air quality, instead of preventing circulation of polluting vehicles. Local authorities require manufacturers to improve environmental performances of their cars.
Even if Federal Court’s decision creates case law, cities have less power to reduce air pollution without the support of national and regional levels. Technical solutions (filtering devices, green walls) could not be effective if use of polluting vehicles increases.

Read the article of the journal Le Monde

Version en Français

[Vers l’interdiction des véhicules diesel en Allemagne ?]

Le mardi 27 février, la Cour administrative fédérale allemande a autorisé les interdictions de circulation des véhicules diesels prise par les villes de Stuttgart et de Düsseldorf. A l’origine de cette prohibition, l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthlife qui avait soutenu que les émissions d’oxydes d’azote (principalement dues aux diesels) étaient au delà des normes Européens.
La Cour administrative prévoit une mise en place progressive des interdictions (débutant en 2019 à Stuttgart), comprenant des exceptions pour les artisans. La Fédération des communes allemandes et le gouvernement national ont toutefois exprimé des réticences à une interdiction généralisée. De telles décisions mettent le secteur automobile particulièrement sous pression, en l’exposant à de fortes pertes. Les autorités fédérales et locales exhortent ainsi les constructeurs à mettre en place des véhicules plus propres, plutôt que d’interdire la circulation de véhicules polluants.

Si la décision de la Cour fédérale fait jurisprudence, les villes ont néanmoins peu de pouvoir pour réduire la pollution de l’air en l’absence d’un soutien des institutions régionales et nationales. Les solutions techniques (e.g. les dispositifs filtrants) resteront inutiles si l’utilisation de véhicules polluants continue de croître.

Lire l'article du journal Le Monde

Philippines could mark a turning point in climate justice



Updated on 27·02·2018
TREVE press review team

English version

Since climate changes have planet-wide consequences, it is still hard to identify their triggers. Nevertheless, there is no doubt about the influence of human activities in those changes.

In the Philippines, after repeated typhoons strongly worsened local’s life conditions (a disaster whose frequency increases due to climate changes), a petition has been launched to accuse and held responsible big fossil energy companies (also called the “Carbon Majors”). Past December, the Philippines Human Right Commission decided to investigate the Carbon Majors petition. At a time when more and more scientific studies show that corporations have long known about climate change and its consequences, but did nothing about it, the Commission could be lead to establish whether fossil fuel corporations can be held responsible for human rights violations associated with climate change.

All eyes are now on the Commission which, regarding its decision, could mark a turning-point in climate justice.

Read the article from The Conversation

Version en Français

[Les Philippines pourraient marquer un tournant dans l’histoire de la justice climatique]

Du fait de leurs effets globaux sur l’ensemble de la Planète, les causes particulières des changements climatiques demeurent difficiles à identifier. Cependant, nul doute n’est permis sur l’implication de l’activité humaine dans ces causes.

Aux Philippines, des typhons à répétition (phénomène météorologique accru par les changements climatiques) ont très fortement dégradé les conditions de vies des locaux. En conséquence, une pétition a été lancée pour tenir pour responsables les plus grosses entreprises productrices d’énergies fossiles (appelées “Carbon Majors”). En décembre dernier, la Commission Philippine des Droits de l’Homme a décidé d’examiner cette pétition.

De fait, les études scientifiques démontrant les liens entre activités humaines et changements climatiques se multiplient. Si l’on ajoute à cela l’idée que la dégradation écologique peut conduire à une violation des droits de l’homme, alors la commission pourrait être menée à établir juridiquement la responsabilité des multinationales produisant des énergies fossiles. La communauté internationale attend avec impatience la décision qui, si elle est en accord avec la pétition, marquerait un tournant dans la justice du climat.

Lire l'article de The Conversation

Political and legal tensions surrounding Balearic Islands’ energy transition



Updated on 26·02·2018
TREVE press review team

English version

On February 15th, the Balearic Islands’ socialist-green government has presented a preliminary draft of the future law on climate change and energy transition of the archipelago. Its principal aim is to ensure that the Islands will only use renewable energy by 2050.

The local government is aware that such a move could have serious legal implications since the central government of Spain is currently very wary of any strong regional initiative. Indeed, the level on which energy policy should be determined in Spain is still discussed. While Spain’s constitutional court has just blocked an ambitious climate change act passed in Catalonia last April, Mariano Rajoy’s central government is blamed for delaying the adoption of the national climate plan meant to meet the objectives set by the Paris Agreement.

However, the Balearic government hopes to avoid a long legal battle with Madrid and to be allowed not to invest the money provided for the coal plant of Majorca in greener energy production.

Read the article from The Guardian

Version en Français

[Des tensions politiques et juridiques autour de la transition énergétique aux Baléares]

Le 15 février dernier, la coalition socialiste et écologique à la tête des Îles Baléares a présenté un projet de loi sur le changement climatique et la transition énergétique de l’archipel. Le principal objectif est de s’assurer que les Baléares ne consommeront plus que de l’énergie renouvelable à l’horizon 2050.

Le gouvernement local est conscient qu’un tel projet pourrait avoir de graves conséquences légales puisque le gouvernement central espagnol se défie actuellement des initiatives régionales ambitieuses. A quel niveau la politique énergétique espagnole doit-elle se faire ? La question est débattue. Tandis que la Cour constitutionnelle du pays vient de bloquer une loi climatique ambitieuse adoptée en Catalogne en avril dernier, le gouvernement de Mariano Rajoy est accusé de retarder l’adoption d’un « plan énergie » national capable de rapprocher l’Espagne des engagements pris à Paris en 2015.

Cependant, le gouvernement des Baléares espère échapper à une longue bataille juridique avec Madrid et souhaite surtout être autorisé à investir le budget destiné à l’usine thermique de Majorque dans la production d’énergies plus vertes.

Lire l'article du Guardian.

Renewable energy to support agricultural incomes?



Updated on 25·02·2018
TREVE press review team

English version

With the opening of Paris International Agricultural Show and the ongoing revamping of the Less Favoured Areas scheme of the CAP (Common Agricultural Policy), the low level of agricultural earnings is once again a topical subject in France. On February 22nd, the ADEME (“Agency for the Environment and Energy Management”) provided an original input to the debate, by demonstrating in a report that renewable energy can be an important source of additional income for farm operators.

According to the ADEME report, in 2015, the amount of renewable energy produced by the agricultural sector was equal to the total of non-renewable energy consumed by this same industry. Furthermore, by producing renewable energy, agricultural actors have earned €1.4 billion in 2015, that is to say 2% of French national turnover for agriculture.

In order to allow farmers to become active stakeholders in the energy transition, ADEME stresses the need to advertise business plans suited for the agricultural world, to offer specific financing schemes and to facilitate administrative procedures.

Read the ADEME's report about agriculture and REs

Version en Français

[Les énergies renouvelables au secours du revenu des agriculteurs ?]

Avec l’ouverture du Salon international de l’Agriculture ce week-end et le redécoupage en cours des Zones Agricoles Défavorisées de la PAC (Politique Agricole Commune), la question du revenu des agriculteurs est revenue sur le devant de la scène médiatique française. L’ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) a apporté une contribution originale au débat en publiant jeudi 22 février une synthèse visant à démontrer que les énergies renouvelables constituent, pour les exploitants agricoles, une opportunité pour diversifier leurs revenus.

Selon l’étude de l’ADEME, en 2015, le secteur agricole français aurait produit autant d’EnR qu’il a consommé d’énergie non renouvelable. En outre, cette production d’EnR aurait rapporté quelque 1,4 milliards € aux acteurs agricoles, soit 2% du chiffre d’affaires du secteur.

Afin d’aider les agriculteurs français à devenir de véritables acteurs de la transition énergétique, l’ADEME recommande la promotion de modèles d’affaires adaptés auprès des partenaires agricoles, de proposer des dispositifs de financement spécifiques et de faciliter les démarches administratives.

Lire le dossier de l'ADEME's à propos d'agriculture et de EnR

US cities are tackling climate change: how to deal with a climate sceptic government



Updated on 23·02·2018
TREVE press review team

English version

Last June, President Trump decided to pull the U.S.A. out of the 2015 Paris Agreement. This move had huge consequences on the consideration of climate change by the American people, but some will not stand by this.

San Jose, the 10th biggest city in the world, will launch a Climate Plan program to reduce greenhouse gas emissions and reach the objectives set by the Paris Agreement, despite the position of the U.S. government. This initiative is very ambitious given the planned measures it proposes: for instance, it plans a decrease of a million tons a year in carbon emissions from car trips by 2030, and a 30% decrease in residential water consumption per capita.

As in all city plans, this demands a ‘community effort’ to make it right, involving environment NGOs and people from all backgrounds. Including low-income citizens in this planning is a social challenge, but one that could be addressed through innovative urban planning, by building denser housing with low environmental impact, as in ‘compact cities’ for example

Read the article from The Mercury News

On the same topic, read our press review of February 21, 2018 about "Compact cities, a new way to reduce air pollution?"

Version en Français

[Aux États-Unis, les villes s’alignent sur les Accords de Paris]

En Juin dernier, le Président des États-Unis a décidé de se retirer des Accords de Paris de 2015. Ce changement a de lourdes conséquences sur la considération du changement climatique par le peuple américain, mais certains d’entre eux ne se laissent pas faire.

La ville de San Jose, la 10ème plus grande au monde, va lancer un Plan Climat pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et essayer d’atteindre les objectifs fixés par les Accords de Paris, malgré la position du gouvernement. Une telle initiative est très ambitieuse au vu des différentes mesures planifiées. Par exemple, le plan prévoit d’ici 2030 de réduire de 1 million de tonnes par an les émissions de carbone générées par les trajets en voiture, ou encore de diminuer de 30% la consommation domestique d’eau par personne.

Comme dans toutes les politiques de ville, un “effort communautaire” est nécessaire pour que cela fonctionne, impliquant les ONG environnementales et les gens de tous les horizons. Inclure les populations à faible niveau de revenu dans ce plan énergétique est un sacré défi social, mais qui peut être relevé par des initiatives innovantes en terme d’aménagement urbain, comme la construction de logements denses à impact environnemental faible mais abordables financièrement

Read the article from The Mercury News

Sur le même thème, lire notre revue du 21 Février 2018 sur "Des villes plus denses et un air moins pollué, c’est possible !"

Using energy transition to boost cities: from dormitory suburb to smart city



Updated on 22·02·2018
TREVE press review team

English version

In the French region of Lorraine, cities were economically more prosperous in the 50s and the 60s, thanks to the presence of mining industries. The decline of the latter contributed to a shortage of employment in the region which urged local workers to move to the neighbouring -fast-growing economy- Luxembourg.

To withstand this decline, local agencies of Val d’Alzette implemented a series of measures aimed at improving the attractiveness of the cities in Lorraine, one being the planned edification of 8,300 environmental-friendly housing on former industrial wastelands. Building sites are now working continuously to achieve the inauguration of the first ‘eco-district’ of 300 housing. Val d’Alzette proposes alternatives forms of energy as well that are more innovative and sustainable, such as recycling organic waste to produce electricity and heat.

To ensure the success of this project , the region needs to involve all its inhabitants to avoid gentrification. Reconnecting people and expanding the community life in a low-carbon environment seems to be the challenge of tomorrow’s smart cities.

Read the article from Le Monde

Version en Français

[De la banlieue dortoir à la smart-city, ou comment les villes utilisent la transition énergétique pour se développer]

En Lorraine, dans les années 50 et 60, les villes étaient en plein essor grâce à la présence de l’industrie minière. Suite à la fermeture progressive des usines, les territoires ont souffert d’un manque d’emploi et se sont retrouvés vidés des actifs, plus attirés par l’économie florissante du Luxembourg.

En réponse à ce déclin, les institutions ont recouru à un établissement public d’aménagement, ayant pour objectif de bâtir 8 300 logements écologiques sur les friches industrielles du Val d’Alzette. Aujourd’hui, les chantiers battent leur plein pour mettre à jour un premier écoquartier de 300 logements. Outre la construction de logements, la ville voit plus large en proposant des alternatives énergétiques innovantes et durables, comme l’utilisation des déchets verts pour produire électricité et chaleur.

Néanmoins, pour qu’un tel projet fonctionne, il faut impliquer l’ensemble des habitants, en prenant garde de ne pas mener à une gentrification des espaces. Renouer du lien social et agrandir la vie associative autour d’un mode de vie bas carbone, tel est le défi des smart-city de demain.

Lire l'article du Monde

Compact cities, a new way to reduce air pollution?



Updated on 21·02·2018
TREVE press review team

English version

As the world population keeps on increasing, urban planning needs to adapt itself in order to build more sustainable cities. However, in the case of the “richer and more developed” cities, they can benefit from their pre-established urban environment: encouraging compact cities, i.e. cities with a high density of population can help reduce the air pollution.

The idea which might appear completely illogical, requires that some conditions are met first, among which: 1) a significant decrease of the number of individual cars, 2) an ease of access to public transport and 3) a high accessibility to local facilities and jobs. The city of Paris which is the densest city in Europe can benefit from this initiative.

Other measures to reduce the air pollution in urban streets are explored in the world such as assisting the natural ventilation by building open galleries and arcades, planting trees and installing green walls in highly dense “street canyons”.

Read the article from The Guardian, "Sustainable cities must be compact and high-density"
Read the article from The Daily Mail, "'Living green walls' lined with trees and bushes could help reduce toxic pollution by absorbing carbon dioxide on major commuter routes

Version en Français

[Des villes plus denses et un air moins pollué, c’est possible !]

L’architecture urbaine doit constamment s’adapter à l’augmentation de la population mondiale. Dans le cas des villes le plus développées, ces dernières peuvent cependant exploiter la forte densité urbaine pour favoriser une diminution de la pollution urbaine.

Cette idée, qui peut paraitre illogique à première vue, nécessite plusieurs conditions : 1) ces zones urbaines sont facilement accessibles par transport en commun, 2) elles peuvent mettre en place des mesures visant à diminuer le nombre de voitures, 3) l’accès aux lieux de travail et/ou loisirs est facilité. La ville de Paris, la plus dense ville d'Europe, pourrait bénéficier de ce type d'initiatives.

D’autres mesures simples peuvent contribuer à réduire la pollution urbaine. Par exemple l’installation d’arcades et galeries aux rez-de-chaussée des immeubles contribue à la ventilation naturelle des rues même les plus denses. L’ajout d’arbres et de « murs verts » peuvent aussi améliorer la qualité de l’air.

Lire l'article du Guardian, "Sustainable cities must be compact and high-density"
Lire l'article du Daily Mail, "'Living green walls' lined with trees and bushes could help reduce toxic pollution by absorbing carbon dioxide on major commuter routes

Irish government instaures grants for household solar energy systems



Updated on 17·02·2018
TREVE press review team

English version

In an EU engaged for energy transition, Ireland seems to lag behind other countries. To address this issue and catch up, Irish government will implement a scheme to support the installation of small-scale solar energy systems in domestic properties.
The grants will allow households to self-consume their electricity, a first step for the government. Then, they plan to extend this financial aid to businesses and farmers, leading to a new way of energy production: microgeneration. However, this second phase is quite far to be realized according some Irish organisations, mainly due to the budget which may not be sufficient.

If the idea seems to be a good one, spokesman of the Irish Farmers’ Association Renewables alerts government not to take the easy solution, ie provide cheap and low-quality PV panels bought to non-UE countries. This mistake has been done in the past, equipping households and farmers with bad installations thus bringing to turn domestic solar panel into a bad investment.

Read the article of The Irish Times

Version en Français

[Le Gouvernement Irlandais lance un plan d’aide à l’installation de systèmes photovoltaïques domestiques]

Au sein d’une Union Européenne engagée dans la transition énergétique, l’Irlande parait encore à la traîne derrière d’autres pays. Pour rattraper son retard, le gouvernement irlandais projette de mettre en place des aides à l’installation de panneaux solaires photovoltaïques pour les particuliers. Ces financements permettront dans un premier temps aux foyers d’auto-consommer leur énergie. Ensuite, il est prévu d’étendre ces aides aux entreprises et aux agriculteurs. Cependant, le budget n’est peut être pas encore à la hauteur des besoins en ce qui concerne la deuxième phase du plan, selon certaines organisations.

Si l’idée semble être bonne, le porte parole de l’Association des Agriculteurs Irlandais alerte le gouvernement sur la nécessité de ne pas choisir la solution de facilité, qui serait de fournir des panneaux solaires bon marché et de mauvaise qualité produits dans des pays hors de l’UE. Cette erreur a déjà eu lieu par le passé, en équipant des foyers avec des mauvaises installations et conduisant par conséquent à faire des panneaux PV un mauvais investissement.

Lire l'article de l'Irish Times

The state of South-Australia endorses renewable energy at home to solve its energy crisis



Updated on 16·02·2018
TREVE press review team

English version

During the first week of February, the Falcon Heavy test flight outshone another daring move undertaken by Elon Musk.

The business magnate has indeed vowed to help the state of South Australia solve its energy crisis. To fight power cuts and high energy prices, a scheme devised by Tesla and the Labour government state aims at equipping from now until 2022 50,000 homes with solar panels and Tesla batteries. The first phase of the trial is under way in 1,100 Housing Trust homes and will be funded with the sale of the renewable energy produced.

While the scheme encourages energy self-sufficiency at home and will hopefully result in a 30% cut in energy bills for enrolled households, it is worth noting that they are not owners nor sellers of the energy they produce. If the plan is carried out, it will result in the birth of a 250 MW “virtual power plant”.

Read the article of The Guardian

Version en Français

[Contre sa crise énergétique, l’état d’Australie-Méridionale encourage la production d’énergie renouvelable chez les particuliers]

Au cours de la première semaine de février, le vol d’essai du Falcon Heavy a éclipsé une autre projet audacieux d’Elon Musk qui, depuis quelques mois, a promis d’aider l’état d’Australie-Méridionale à régler sa crise énergétique.

Afin de mettre fin aux coupures de courant et de réduire le prix de l’énergie, un plan conçu par Tesla et le gouvernement travailliste de l’état vise à équiper d’ici 2022 50 000 foyers avec des panneaux solaires et des batteries Tesla. Une première phase d’essai est actuellement à l’œuvre dans 1 100 logements sociaux. Elle sera financée par la vente de l’électricité renouvelable ainsi produite. Le plan vise explicitement à promouvoir l’autonomie énergétique des foyers et est supposé permettre une baisse de 30% des factures d’électricité des ménages concernés.

Cependant, il est intéressant de remarquer que les foyers équipés ne sont en aucun cas les propriétaires ou les vendeurs de l’énergie produite chez eux. Si l’intégralité du plan est mise en pratique, il conduira à la naissance d’une “centrale électrique virtuelle” de 250 MW.

Lire l'article du Guardian

The French can now generate their own electricity



Updated on 15·02·2018
TREVE press review team

English version

Producing electricity at home is not a big deal anymore: household solar panels have become commonplace. But in France, it was not possible to use this electricity directly. The electricity produced used to be fed into the network and sold to users at a standard price.

Since 2017, the Ministry in charge of the environment has declared that the French would no longer have to sell the electricity they generated. The French will now be able to be self-sufficient in terms of energy production. Households will have a permanent access to free, clean and reliable energy, especially by using a battery to store energy from the solar panels. Moreover, the government proposes a package of financial aid to support the equipment installation.

However, equipping a home with solar power requires structural and aesthetic adjustments, and setting up such a system on an existing building may appear tricky. Nothing beats the Umwelt Arena in Switzerland to gain confidence and understand how self-sufficient homes work. This showroom entirely dedicated to everyday reduction of greenhouse gas emissions exposes practical solutions to help us shift to zero-carbon lifestyles and homes!

Read the article on the blog "Le Guide Eco"

Version en Français

[Les français peuvent désormais consommer leur propre électricité]

Produire de l’électricité chez soi, c’est tout à fait possible : les panneaux solaires photovoltaïques domestiques sont devenus des équipements courants. Mais en France, il n’était pas possible de la consommer directement. L’électricité produite était injectée dans le réseau et revendues aux utilisateurs au prix standard.

Depuis 2017, le Ministère en charge de l’environnement a affirmé la fin de cette obligation de vente de l’électricité, les français pourront devenir autonomes en terme de production d’énergie. Les foyers auront accès à une électricité gratuite, propre, et permanente avec, en plus des panneaux, un système de stockage de l’énergie. Par ailleurs, le gouvernement propose un ensemble d’aides pour faciliter l’installation de tels équipements.

Toutefois, équiper son logement demande de grands changements spatiaux et esthétiques, et il peut paraître compliqué de l’envisager sur un bâtiment déjà existant. Pour se rassurer et comprendre le fonctionnement des maisons autonomes, rien ne vaut un détour par la link: https://www.treveproject.eu/publications/renewable-energies/umwelt-arena-concrete-solutions-for-the-transition text: Umwelt Arena en Suisse). Cette showroom dédiée à la réduction des émissions de gaz à effet de serre des citoyens propose des solutions concrètes pour passer à des habitations et un mode de vie zéro carbone !

Lire l'article du blog "Le Guide Eco"

French government challenges planned obsolescence



Updated on 14·02·2018
TREVE press review team

English version

If European governments really want to support a global energy transition at the national level, they need to study how they can prompt populations to change their lifestyle and to lessen their high environmental impact. The challenge is huge, especially in Western Europe where the consumer society is still pervasive.

That is the reason why the French government is currently tackling the issue of planned obsolescence among electronic devices and appliances. Just as an ‘energy label’, which was introduced to indicate to the consumer the amount of energy used by every appliance, a grade encapsulating several factors will be provided so as to reflect the probable “lifespan” of the commodity for sale. Bringing in the forefront sturdy, easy-to-repair or fully recyclable products, such a grading system would promote a more sustainable consumption.

However, such an initiative doesn’t seem enough to develop a truly efficient consumption system. Promoting sustainable practices and circular economy requires imagining, at a broader level, policies concerning both producers and consumers.

Read the article of Europe 1

Version en Français

[L’obsolescence programmée mise à mal par le gouvernement français]

Si les gouvernements européens veulent agir en faveur d’une transition énergétique globale au niveau des pays, il sera bien nécessaire de réfléchir à une adaptation du mode de vie des populations. En Europe occidentale, la tendance est à la société de consommation, et il en résulte une empreinte environnementale élevée des citoyens.

C’est pour cela que le gouvernement français s’attaque à l’obsolescence programmée des appareils électroniques. A l’instar de l’étiquette-énergie instaurée pour indiquer au consommateur l’énergie utilisée par un appareil, une note de “durée de vie” serait attribuée aux produits selon différents critères. Les produits robustes, réparables facilement, ou bien entièrement recyclables seront alors mis en avant, entraînant les citoyens vers une consommation plus responsable.

Attention cependant à ne pas s’arrêter à cette initiative : pour un modèle efficace, il faut envisager des mesures à plus vaste échelle concernant aussi bien les producteurs que les consommateurs en facilitant des pratiques durables, comme l’économie circulaire.

Lire l'article d'Europe 1

The Crown, the kingdom of plastic and the energy shift battle



Updated on 11·02·2018
TREVE press review team

Although the United-Kingdom engages irremediably with exiting the EU, the country isn’t abandoning the common struggle for cleaner energy and planet. The Royal Family is at war against climate change, especially Prince Charles who regularly backs up the European Parliament policies and spreads reports, surveys and conclusions of public bodies (Royal Commission on Environmental Pollution; Sustainable Development Commission; etc.). This week, the Queen herself has declared war on plastic, calling at banning straws and bottles made of this almost imperishable material and showing the example.

However, the energy shift regarding renewable energies led by the government isn’t really clear – at best, too fickle to be reliable. The country only has a 2050 goal (80% reduction of carbon emissions) and nothing else at a closer scale of time. The Crown, which owns the coasts, do have a massive role to play in REs development – especially regarding offshore wind, which has stopped being subsidised. Who will lead the battle?

Read the article of The Telegraph

France: Nuke-Addict or Green-To-Be?



Updated on 26·01·2018
TREVE press review team

Due to its tremendous reliance on nuclear power, France has a reputation of strong nuke supporter. And, well, nuclear plants projects at Okiluoto, Finland and Hinkley Point, UK, all powered by French operators, do not exactly help to qualify this image of atom-addicts. Add our sluggish progresses in terms of renewables, and the portray is complete.

However, a recent survey concluded that French folks are highly supportive of the energy transition, and envy the Energiewende of their German neighbour.
The French government also recently decided to take a step back by postponing its renewable goals, but arguably to jump farther later. Nicolas Hulot indeed asked for a concrete plan for the transition, which is still lacking. Three watchwords: Simplify, Develop, Innovate.

Read the survey on the blog by The Global Energiewende